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Si vous ne pouvez pas partir en vacances ou si votre appareil vous a lâché ;-) , voici un site avec des photos à couper le souffle.

http://www.photo-paysage.com/

L’aube celte sur Carnac est magnifique…

En plus les formats sont utilisables en fond d’écran en un clic !

Belles balades à vous !

S’il y a bien une planète à l’honneur en ce moment, c’est Pluton. Sa position très spécifique de planète apex (disons dominante) d’une configuration astrologique de carré en T réunissant le couple Jupiter/Uranus d’une part et saturne d’autre part en fait en quelque sorte la locomotive astrale du moment, l’élément  qui « donne le ton » et charrie derrière lui les énergies des trois autres planètes lourdes lui emboîtant le pas.

Force est de constater que de profondes transformations touchent beaucoup de gens : déménagement à foison (bien plus qu’en période estivale « normale »), changement de cap professionnel, fin de longue histoire d’amour ou au contraire rencontre marquante, prise de conscience révélatrice ou même dans certains cas remise en question complète de sa vie, il y a indéniablement de la « mutation » dans l’air. Cet été 2010, pour une frange importante de la population restera tout du moins « marquante », ayant touché chacun, de façon profonde, dans son cœur, sa chair ou son âme.
Il y a bien sûr des exceptions –il y en a toujours- mais toute réflexion objective mènera celui qui l’effectue à se dire que « quelque chose est dans l’air » qui pousse les choses comme les gens à bouger et surtout à poser des actes décisifs pour l’avenir. Evidemment, on peut toujours « lutter contre le changement » même si on sent son heure venue. Est-ce une bonne chose que d’aller contre le courant ? Est-ce une preuve de sagesse et de volonté ou au contraire d’inconscience et de peur ? La question reste d’autant plus ouverte qu’il n’existe pas forcément de réponse universelle.

http://www.autourdelalune.com/

Suite à la programmation d’un déménagement, je fais des promos…artisanat et petites marges obligent, c’est rare chez moi, vous le savez !
Donc grimoires, statuettes, encens au kg, tambour (un seul !), et j’en passe.
Bien sûr, dès que les articles ne seront plus en stock, leur prix habituel sera rétabli ;-) .
http://www.morganelafey.com/boutique/promotions.html
Les livres sont lourds à transporter, aussi, pour toute commande contenant au moins 25 euro de livres en stock, le port sera gratuit et je vous offre en prime un petit smudge de sauge blanche directement importé des US.
Que les récoltes de Lugnasad vous apporte la joie,
Morgane Lafey
PS: Pour tous ceux qui ont commandé des torques, comme chaque été, l’artisan est par monts et par vaux et ne répond pas à ses mails…dès qu’il sera rentré, il s’excusera et m’enverra vos torques ! Je suis désolée pour cette attente…vous commencez à avoir l’habitude, n’est-ce pas ? merci pour votre patience ;-) .

D’où vient donc notre tendance à tout compliquer ? Les choses simples nous ennuient-elles ? Simplicité semble rimer avec routine et routine est tellement péjoratif.

Mon titre est éloquent et donne directement mon point de vue mais parfois j’aimerais comprendre ce qui nous donne toujours envie de ne pas croire à la simplicité.

Car il s’agit bien de cela, lorsqu’un relationnel est simple, lorsqu’une situation est limpide, coule de source, alors on va vite se demander qu’est-ce qui ne va pas, où se cache le piège. Car finalement la simplicité n’existerait pas, ce serait une espèce d’utopie spiritualo-débile nourrissant les personnes qui s’ennuient sans le savoir.

En amitié, on va l’accepter comme un repos, un refuge, un moyen de recharger ses batteries pour mieux trouver l’énergie de compliquer nos relations amoureuses. En amour, on va provoquer des situations « stimulantes » pour attiser le désir. En sommes-nous tous rendus à un tel point d’immaturité, que le seul fait de voir une chose nous échapper nous excite alors que la sérénité nous fait perdre l’intérêt ?

Ne se sent-on vivre que lorsqu’on doit marcher sur des œufs, lorsqu’on a peur de perdre ?

Ne pourrait-on pas simplement être bien, au calme, en utilisant notre réflexion à observer l’autre pour prendre soin de lui et de sa sensibilité ?  Lâcher les relations de pouvoir, pour réaliser que personne, de toute manière n’est jamais acquis et qu’il faut entretenir une relation, qu’elle soit amicale, familiale ou amoureuse pour qu’elle vive et s’épanouisse ?

Mais pour cela, encore faut-il avoir une estime juste de soi, sans se sentir inférieur ou supérieur, sans passer constamment de l’un à l’autre. Accepter qu’on ne peut être l’exact rêve de ceux qui nous entourent, être soi-même et choisir d’aimer ceux qui s’acceptent tels quels.

Car il existe une tendance dans nos domaines spirituels à vouloir être meilleur que ce que l’on est, à mettre la barre parfois très haut. Au départ, c’est une traque de l’ego puis la tâche se révélant trop difficile, on se retrouve à un carrefour, devant un choix :

Soit on admet qu’on a échoué, que c’est bien plus dur qu’on le pensait, et on garde le cap avec humilité

Soit on se dit qu’on y est arrivé parce qu’on a bien intégré la théorie, et on est très fier

Etre simple c’est aussi accepter qu’on échoue chaque jour tout en vivant quelques petites victoire sur soi, qui nous montrent à quel point nous sommes maître de nous-mêmes. Personne ne peut faire ce travail à notre place jamais…et c’est même pire, dans chaque personne, l’altérité est une nouvelle épreuve, plus ou moins facile à dépasser selon son caractère et son vécu.

Nos relations, notre vie sont le reflet de ce que nous sommes. Qui vit le pouvoir attire le pouvoir, qui craint la simplicité la fait fuir et se retrouve avec des histoire compliquées qui nous éloignent de ce qui est VRAIMENT important.

Un ami me disait, il y a peu, qu’actuellement, avec les hommes, c’est comme pour les nèfles, il faut attendre le dégel (!), et ce dégel, surviendrait autour de 40 ans…

Et pour les femmes ? Sommes-nous prêtes à arrêter de jouer pour brouiller les pistes ? Oserons-nous la simplicité ? Parviendrons-nous à choisir ceux qui nous permettrons d’arrêter de tomber dans le piège de la femme fatale/femme soumise ?

Je suis consciente que ces pensées, posent plus de questions qu’elles n’apportent de solutions, mais j’en suis là, de mes réflexions. Pourtant, je crois qu’il s’agit d’un travail personnel lié aux réponses que chacun va donner à ses questions.

On dit que les Druides répondaient aux questions qu’on leur posait par d’autres questions.

Je vais donc suivre la Tradition.

Je vous souhaite un beau printemps de simplicité…

Vanité, Vanités…

Comment mieux introduire quelques pensées sur la vanité qu’en citant cette phrase du film, l’avocat du Diable:  » Vanity is definitely my favorite sin », cité par le diable en personne. Mais cette introduction en elle-même se montre bien vaniteuse… ;-) .

Voici quelques citations qui m’ont fait rire de moi-même et de ceux que j’ai pu rencontrer, n’est-il pas plus simple de voir la vanité chez les autres que chez soi ? Comme tout défaut en somme.

Mais j’ai pu vérifier une chose, depuis 15 ans que je garde cette phrase en mon coeur: « La vanité et le bonheur sont incompatibles ». Madame de Merteuil, Les liaisons dangereuses (mais je ne me souviens plus si Choderlos de Laclos l’a vraiment écrite en ces termes ).

Quand on n’a que de la vanité, toute femme est utile ; aucune n’est nécessaire ; le succès flatteur est de conquérir, et non de conserver.
[Stendhal]

On est d’ordinaire plus médisant par vanité que par malice.
[François de La Rochefoucauld]

Tout n’est pas perdu quand on a fait une grosse bêtise. Il reste a en tirer vanité.
[André Birabeau]

Curiosité n’est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.
[Blaise Pascal]

Si la vanité est le moteur de l’humanité, la flatterie en est le lubrifiant.
[Jerome K. Jerome]

Il y a toujours une chose qu’un Français respecte plus que sa maîtresse, c’est sa vanité.
[Stendhal]

La vanité et la crainte du ridicule sont les traits les plus saillants du caractère français. C’est étrange, à coup sûr, la vanité étant neuf fois sur dix la source du ridicule.
[Elie Faure]

Nous avons beau les croire plus vaniteux que nous, nous croyons toujours les autres moins vaniteux qu’ils ne sont.
[Jean Rostand]

L’orgueil se contente de son propre suffrage, la vanité a besoin du suffrage des autres.
[A.H. de Beauchesne]

Le vaniteux fait dépendre son propre bonheur de l’activité d’autrui ; le voluptueux, de ses propres sensations et l’homme intelligent, de ses propres actions.
[Marc-Aurèle]

Plaire à soi est orgueil ; aux autres, vanité.
[Paul Valéry]

Lorsque leur vanité ou leur désir est en jeu, les hommes sont toujours plus sots que leur femme l’imagine.
[Marcelle Auclair]

Même la plus grande sagesse peut être occultée par l’éclat de la vanité.
[Paulo Coelho]

En toute modestie, s’il en est, j’ajouterai quelques détails.

Lorsque les conséquences de la vanité ne sont pas trop importantes, les excuses sincères peuvent les effacer. Pas celles que l’on présente pour sa conscience mais celles qui signifient qu’on s’efforcera de rester vigilant à l’avenir.Celles qui montrent qu’on ressent une réelle compréhension de ce que l’autre a pu ressentir.

Fierté et vanité agissent souvent de concert. Parfois mettre sa fierté de côté permet de se montrer plus courageux qu’il n’y paraît.

Bonnes réflexions et belle journée à vous…

Vous aimeriez sauver la forêt Amazonienne au lieu d’enrichir Google qui n’a pas trop besoin de nous ? Et ce, pour des résultats aussi pertinents et sans prendre sur votre temps ?

Moi aussi !

Ecosia est un moteur de recherche écologique partenaire de Yahoo, Bing et du WWF (World Wide Fund For Nature). Ecosia fonctionne comme n’importe quel autre moteur de recherche à la différence près qu’Ecosia reverse 80% des ses revenus publicitaires à un projet WWF de protection de la forêt amazonienne.

Grâce à cela, les internautes utilisant Ecosia peuvent sauver environ 2 m² de forêt amazonienne à chaque recherche, et ce sans débourser un seul centime. De plus, l’ensemble des serveurs Ecosia est alimenté par de l’électricité verte et ne rejette pas de Co2. Avec Ecosia, vous utilisez un moteur de recherche respectueux de l’environnement.

Si vous utilisez Firefox, vous pouvez faire des recherches avec Ecosia en tapant directement votre recherche dans la barre de recherche de Firefox. Vous pouvez aussi voir quelle surface de forêt tropicale vous avez personnellement contribué à sauver avec vos recherches Ecosia.

http://ecosia.org/

Je ne suis pas certaine que cela ne rapporte rien à Google mais au moins nous donnons en même temps de l’argent ailleurs…

Coming out païen

En lisant les mémoires des personnes qui suivent la formation des 13 lunes, j’ai réalisé que les personnes qui se sentaient païennes vivaient souvent leur spiritualité dans l’ombre. Pour elles,, comme pour les homosexuels, il s’agit souvent de dire ou de ne pas dire, de faire ou de ne pas faire, de cacher à sa famille, ses proches en faisant comme si elles étaient chrétiennes ou athées, c’est selon.
Lorsqu’on sait à quel point la « sortie du placard » est décisive pour l’estime de soi et pour la manière dont les homosexuels vont vivre leur vie sociale, il est possible de faire le parallèle avec les personnes païennes.
Je n’avais pas réalisé à quel point les gens se cachaient, même de leur compagne/on parfois, de la famille pratiquement tout le temps et systématiquement de leurs collègues de travail. Certains ne souhaitent même pas porter un symbole un peu original de peur d’avoir à en expliquer la signification.
Pour moi, les choses étaient simples, je n’ai jamais rien caché à personne et j’essuie les plâtres avec plus ou moins de joie depuis 10 ans. A force j’ai fini par m’y faire et comme la plupart des gens réagissent de la même manière, ce sont les autres qui nous surprennent :-) . Heureusement, j’ai une famille exceptionnellement ouverte même si elle ne comprend pas vraiment.
Pourtant, je comprends que l’on souhaite garder son énergie pour autre chose, sincèrement, ne rien faire comme « tout le monde », c’est fatiguant à la longue…même si on se sent dans le juste parce qu’on estime avoir le droit de faire ce qu’on veut du moment qu’on est heureux et qu’on ne fait du mal à personne.
L’athée s’avère souvent aussi violent que le chrétien, voire plus. Il affiche souvent une supériorité intellectuelle qui prend sa racine dans un orgueil protecteur. Au moins, les chrétiens connaissent une certaine réalité spirituelle, ils nous croient dans l’erreur mais on peut discuter avec certains. Leur opinion peut évoluer et s’ouvrir. Parfois, même, on rencontre de ces mystiques chrétiens lumineux qui vous donnent des leçons de religion universelle à vous couper le souffle. Avec les personnes athées finalement, j’ai plutôt remarqué que le mieux était de parler d’autre chose :-) . De toute manière en nous fréquentant, ils se retrouveront devant des situations parfois étonnantes et les questions viendront d’elles-mêmes…
L’écolo est souvent agréable et accepte nos idées farfelues qu’il partage souvent même si ses motivations sont différentes, si on ne rencontre pas l’écolo farouchement athée qui ne supporte pas les amalgames avec la spiritualité.
Et ceux qui sont à fond dans la spiritualité, décollent souvent tellement de la Terre qu’on a du mal à les suivre, mais au moins ils nous comprennent, ça rafraîchit.

On nous regarde souvent avec un peu de pitié dans les yeux…la pauvre comme elle est crédule…comme elle doit être limitée dans sa vie à suivre des préceptes et des lois qui ne se basent sur rien de scientifique.
Un peu comme lorsque certains hommes regardent une jolie lesbienne et se disent qu’elle ne sait pas ce qu’elle perd :-) . Pourtant, elle le sait (!), et souvent elle ne s’en porte pas plus mal. Un peu comme nous finalement.
Avec les années, on finit par montrer les choses sous un angle mystérieux et par poser des questions qui dérangent qui bloquent la conversation le temps que l’autre reprenne ces esprits.
Mais je crois que nous aspirons à la simplicité, j’aimerais bien pouvoir répondre que je suis païenne, prêtresse, druide ou que sais-je et qu’on me réponde simplement: « ah bon, et ça te plaît ? »

Cependant, comme l’homosexualité a le vent en poupe, le paganisme commence aussi à être à la mode et là…ça risque d’être encore plus drôle…

Je suis en train de lire les Pensées de Marc Aurèle, je partage avec vous celle-ci:

Livre IV

XXXI. – Le petit métier que tu as appris, aime-le
et donne-lui tout ton acquiescement. Le reste de ta vie,
passe-le en homme qui, de toute son âme, compte sur
les Dieux pour tout ce qui le concerne, et qui ne se fait
ni le tyran ni l’esclave d’aucun des hommes.

Il est un lieu où notre société se concentre, où l’on y trouve en grattant bien les germes d’une manière de voir le monde qui m’échappe totalement: l’école maternelle publique.

Comment s’attendre à former des individus qui réfléchissent simplement, et forment leur mode de pensée sainement dans un endroit où il est question dès 3 ans (et parfois même avant) de disciplines du type: découverte du monde, maîtrise du langage oral, mathématiques, motricité. En écoutant ses maîtres et maîtresses parler, on se demande comment l’âme des enfants peut trouver son chemin naturel au milieu de tout ça.

Lorsqu’on voit un enfant jouer dehors et commenter ce qu’il voit, sent, touche et goûte lors de promenades, comment peut-on penser à lui enseigner comment découvrir le monde ? Alors que bien souvent c’est son œil neuf qui nous permet de le redécouvrir nous-mêmes. Lui, va voir la sauterelle qui arbore l’exacte couleur de cette feuille et qui se fait discrète sur notre passage.

Et surtout quel non-sens de découvrir le monde enfermé dans une classe…chaque sortie est question de budget même à la campagne où l’école est à deux pas d’une forêt !

Maîtriser le langage oral…l’enfant imite avec une telle férocité qu’il suffit de lui parler correctement pour qu’il évolue, de varier les termes employés, de lui raconter des histoires, de lui chanter des comptines et autres jeux de doigts sans tout le temps vouloir le faire rire mais en utilisant toute la beauté du langage. Lui faire aimer, jouer avec les mots, écouter, sentir, jouer en mettant de la conviction comme un conteur le ferait. En vivant les histoires au lieu de les lire toujours…

En offrant aux enfants des images à voir dans son imagination, telle qu’il veut se les représenter. Lorsqu’on a les images, le langage devient aussi important que de respirer, et que font-ils ses petits vers l’âge de deux ans à part mettre toute leur énergie à vouloir se faire comprendre ? Sauf si on la détourne vers trop de complication, sauf si on en fait des petits adultes miniatures dispersés dans tant d’activités précoces.

Mathématiques ? L’enfant conte et partage, le goûter est un moment extraordinaire pour diviser les noisettes, pour dire que celui-ci en a plus que moi ;-) . La branche qui part toute tordue, celle-ci qui est bien droite, les merveilleux cercles concentriques que l’eau nous offre lorsqu’on lui jette une pierre.

Motricité, là encore un enfant qui joue dehors, travaille sa motricité comme aucun adulte ne pourra le lui enseigner et quel travail: les escaliers, les courses, apprendre la balançoire, se faire des cabanes et arriver à se faufiler dans un endroit improbable…

On fait aussi découvrir la nourriture aux enfants en découpant des prospectus de super-marchés :-( …et pourquoi ne pas acheter quelques légumes de saisons et permettre aux enfants de les goûter, de les éplucher pour les plus grands, de les cueillir si on peut. Pourquoi toujours l’image comme support privilégié, la réalité n’est-elle pas plus riche de saveur, de goût, d’odeur, de texture, de son ?

Certes l’utilisation des ciseaux est une compétence à développer, mais pourquoi pas en découpant de la laine ou autre matériaux naturels utiles dans la réalisation d’un petit bricolage de saison avec des feuilles, des coquilles de noix, un brin de blé, un bouquet de lavande…. qui ne coûtent rien et offrent un maximum de découvertes et de satisfaction du travail réalisé.

Découper est une activité que l’école pense importante, elle est d’ailleurs très présente, alors que faire ses lacets par exemple, l’est beaucoup moins. Et on conseille même de mettre des chaussures à scratch à nos bambins. Ceci car « il est important de favoriser l’autonomie » (et permettre aux maîtresses de préparer l’enfant plus rapidement, ce qui est LA raison que l’on peut comprendre vu les effectifs d’enseignants dans ces petites classes). Pourtant faire ses lacets est un apprentissage qui mobilise le cerveau et offre très régulièrement de nombreuses connexions neuronales…comment apprendre si on ne fait pas ? Nos enfants se seraient déplacés plus rapidement avec un fauteuil roulant mais ils ont voulu marcher, pour faire comme nous. Et c’est en forgeant….

Et que dire de cet environnement si pauvre en couleurs, de ces lettres non manuscrites qui ornent les étiquettes des prénoms que chacun doit reconnaître, le noir et le blanc des feuilles de travail. Les couleurs lorsqu’elles sont présentes sont criardes, ternes, oui surtout ternes. Regardez les couleurs de la nature, elles ont de la brillance, de la profondeur, c’est la pluie, la rosée qui leur donne cet aspect presque magique. Dès lors pourquoi donner systématiquement de la gouache à des enfants, elle qui sèche si tristement ? L’aquarelle offre la brillance, la transparence, les mélanges de couleurs qui bougent sur le papier mouillé comme si elles étaient vivantes.

A l’école publique on attend que la Mairie veuille bien changer les rideaux pendant des mois, alors que si quelques parents s’y mettaient un week-end en discutant avec leurs petits qui jouent tranquillement à côté, les rideaux seraient faits avec amour du travail bien fait pour nos enfants. Et quelle leçon pour nos petits que de voir plusieurs adultes travailler ensemble dans la joie pour que leur vie soit belle ! Mais sous prétexte que c’est dû alors on ne donne pas, on demande.

Autre détail qui m’a profondément choquée, les fameux « signes religieux ostentatoires ». On ne peut pas porter de croix à l’école, ou alors bien cachée sous le t-shirt. Vous savez à quel point le christianisme n’est pas ma religion (!) mais là j’en reste bouche bée. Sous prétexte d’équité entre les religions on ne peut même plus porter un symbole, on ne peut même pas offrir à son enfant la petite croix en or qui protège depuis des générations…ou alors si mais en lui demandant bien de ne pas la montrer à l’école. Quel premier contact rafraîchissant avec la spiritualité !

Mes enfants ne portent rien, cependant, je trouve vraiment injuste d’interdire à d’autres un petit symbole qu’il soit Etoile de David, Main de Fatima, Etoile ou Croix. Comment enseigner aux enfants la diversité des religions et la tolérance sur une planète où environ 60 % des hommes et femmes sont croyants ? Je pense que le symbole en lui-même n’est pas ostentatoire c’est le comportement qui l’est. Là, encore c’est le rôle des parents et de l’école à mon avis de permettre aux enfants de ne pas avoir besoin de leur religion pour s’affirmer. Et que dire des cartables Dora et autres Charlottes aux Fraises ? N’est-ce pas ostentatoire ? Surtout accompagné de l’inséparable fierté bien compréhensible de l’enfant tout content: « MOI, j’ai un cartable Dora ? » et celui qui n’en a pas ? Ne se sent-il pas plus exclu que celui qui n’a pas de croix ?

Ce texte m’est pourtant inspiré par une école de campagne avec une maîtresse très sympathique, à l’écoute des parents, volontaire et généreuse… j’ai pu en visiter de bien pires.

Alors certes, chaque école à ses petites différences et certaines ne se retrouveront pas dans ces habitudes, pourtant on peut retrouver tout cela au même endroit sans que personne ne crie « au secours ».

A part nos petits peut-être lorsque nous les laissons le jour de la rentrée, si jeunes, aux prises avec autant d’attentes posées sur leurs petites épaules avides de soleil, de pluie, de vent et de terre…

De passage en Auvergne en septembre 2009, j’avais pu attraper au vol l’exposition sur la Sorcellerie de Châteaugay. En effet, c’était le dernier jour où il était possible de la visiter.

L’exposition est remarquable. beaucoup de textes explicatifs qui lèvent le voile sur des pratiques dont on parle beaucoup sans vraiment connaître le sujet, des vitrines avec des objets que l’on voit rarement, oursins fossiles, pierres de guérison, bâtons etc. Mais on y voit aussi, sans pouvoir les consulter, les grimoires bien connus: la Poule noire, les Clavicules de Salomon, Le Grand et le petit Albert, et beaucoup d’autres. Les versions sont anciennes datant souvent du XVIIIème siècle.

On peut noter une réelle intention de parler de la magie positive, qui oeuvre pour le bien, ce qui n’est pas fréquent lorsqu’on parle de magie des campagnes en général.

En cela, j’ai vraiment apprécié. J’ai pu aussi discuter un peu avec une des personnes qui a participé aux recherches et qui s’occupe de l’exposition. Nous avons pu tomber d’accord sur quelques concepts mais j’ai été un peu déçue de voir qu’on me parlait encore d’effet placebo et du fameux « tout est dans la tête »…Quel dommage après 25 ans de recherches, de ne pas avoir pu se prouver à soi-même que la magie des campagnes, ou non, relève avant tout d’un individu et de ses capacités personnelles, profondes et spirituelles…de penser que le seul vrai guérisseur est celui qui est limité dans les maladies qu’il soigne par les conjurations et/ou prières de soin qu’il connaît, que celui qui guérit « toute maladie » non précisée est un charlatan, ainsi que tous les magnétiseurs, que les chamans soignent avec des prières uniquement, que sans le don on ne peut pas guérir magiquement, que cela ne se travaille pas, que le magnétisme ne se sent pas etc.

En somme, je crois que c’est problème de la démarche scientifique lorsqu’on veut rendre compte de pratiques de ce type: on s’en tient à ce qui se voit, s’entend, se touche, voire se goûte. Et le sixième sens alors ? Malheureusement seuls ceux qui l’ont développés peuvent le reconnaître, cela va de soit, puisque celui dont les yeux ne fonctionnent pas, ne voit pas non plus. Alors on finit par résumer que « c’est dans la tête « . Ce qui n’est pas faux en soi, cependant il faudrait que la connotation que l’on y met habituellement ne transpire pas autant de cette phrase pour qu’elle soit vraie. Oui, c’est dans la tête mais aussi dans le ventre et dans l’âme de celui qui guérit.

Pour ma part, je crois que le don est une mission qui met le guérisseur au service de sa communauté, qui fait que c’est un excellent guérisseur. Pourtant, on peut aussi guérir sans être un Mozart de la guérison, comme on peut se faire plaisir avec la musique sans avoir du génie. Quelqu’un qui a un don mais ne l’exploite pas peut finir par perdre des facultés alors que celui qui travaille et expérimente, en gagne. A mon avis, il n’existe pas « un monde de la sorcellerie » et « un monde réel ». Les deux sont identiques, ce qui les dissocient ce sont les yeux de ceux qui les regardent.

Voici le site de l’exposition:

http://www.serest.org/pages/expo_sor_01pag.html

Et le livre qui vous passionnera sûrement!

http://www.morganelafey.com/boutique/produits/7224/Sorcellerie-en-Auvergne.html